Faire de Calais un « territoire sobre et résilient »

C’était un des objectifs du Plan Climat de 2014. Un objectif majeur ignoré jusqu’ici, par la direction politique de cette agglomération.

En effet, pour que Calais fasse sa part de la lutte contre le changement climatique, il faut à la fois :

  • diminuer la production de GES du territoire (produire des énergies renouvelables, diminuer les déplacements polluants, accompagner les entreprises et les citoyen.ne.s vers un fonctionnement plus vertueux, cesser l’étalement urbain et la bétonisation…
  • stocker le CO2 actuellement émis par le territoire : verdir le plus possible, planter des arbres, re-densifier la ville pour rendre les réseaux moins chers et plus efficaces, faire revenir la population qui l’a quittée, dé-bétoniser certains secteurs etc.

Depuis des années, les politiques menées à Calais sont contraires au plan climat

Au lieu de la réduire, Calais aggrave sans cesse son empreinte carbone avec un développement urbain anarchique, catastrophique, qui déséquilibre la ville depuis moins de 10 ans.

Natacha Bouchart a ignoré les préconisations du plan climat citées plus haut. Adepte du « toujours plus », elle a conduit les politiques d’aménagement de l’agglomération comme si chaque décision (d’implantation par exemple) n’avait que des effets positifs qui s’ajouteraient à ceux supposés des autres décisions.

Mais une ville ne fonctionne pas ainsi : des choix faits dans un sens peuvent avoir des conséquences néfastes ailleurs.

Le résultat est catastrophique, une politique déséquilibrée coûteuse en finances, en espace, en déplacements, en vitalité du commerce, en biodiversité…

  • Un étalement urbain sans limites, par une bétonisation galopante, et l’articifialisation des terres agricoles: en moins de 10 ans, ce sont près de 50 hectares de nouvelles zones qui ont vu le jour : Hôpital, Rivière Neuve, chemin Vert, Nouvelle-France, extension Cité Europe
  • Le déménagement de nombreuses activités vers l’extérieur de la ville, au coût environnemental et social énorme, les déplacements toujours plus loin, toujours plus chers, et toujours plus contraints à la voiture ;
  • Vidage, (mort ?) du centre-ville par la dé-densification, de nombreuses friches patrimoniales (dentelles) étant laissées à l’abandon, voire destinées à la destruction
  • La destruction de centaines d’arbres et arbustes: Bd de la Résistance, Camping, rue Ovide, Cité Europe, jardins publics, Route de Saint-Omer…) et d’autres programmées; pour des raisons n’ayant parfois rien eu à voir avec leur santé !

Au total, un coût de la ville toujours plus élevé pour tous : plus de kms de réseaux, de transports en commun, de rues etc…

En opposition avec ce manque de vision qui hypothèque tant le présent que l’avenir, Respirer Calais 2020 s’engagera à rendre les politiques cohérentes entre elles, pour réduire l’empreinte « carbone » du territoire, et pour un coût bien plus raisonnable pour les habitants comme pour le fonctionnement général de la ville et de l’agglomération, le tout dans une dynamique d’amélioration de l’image de la ville et de création d’emplois.

Les engagements de Respirer Calais 2020

  • cesser l’étalement urbain par l’arrêt des projets de zones commerciales nouvelles, et par la réglementation des existantes en fonction du type d’installation ;
  • planter de 20 000 arbres et protéger le végétal existant, le vivant en général ;
  • réhabiliter plutôt que de détruire  pour reconstruire: les nombreuses friches (dentelle, Tamise…) seront remises en état en maisons du vivre ensemble dans les quartiers, en lieux collaboratifs (commerce ou petites entreprises) ou culturels de partage ;
  • Re-végétaliser tout ce qui peut l’être : friches des zones commerciales, mais aussi celles du centre non réhabilitables, murs et toitures de bâtiments, délaissés de voirie ;
  • créer des espaces verts d’envergure dans les quartiers (Ancien Hôpital) ;
  • réserver des espaces nourriciers (agriculteurs urbains) en liaison avec l’approvisionnement bio des cantines (circuits courts) ;
  • priviligier la re-densification urbaine dans le centre par la rénovation énergétique de 10 000 logements, et créer les conditions pour que les 3 500 logements privés vides soient de nouveau occupés ;
  • privilégier l’habitat collectif, plus pertinent du point de vue climatique
  • Un Plan d’Urbanisme Intercommunal sera mis en place, afin que le développement se fasse de manière concertée et harmonieux sur l’agglomération.
  • Rendre le territoire autonome en énergie (Energies renouvelables, on y reviendra)
  • Privilégier les transports en commun, le vélo, le covoiturage.

Laisser un commentaire