Conseil communautaire du 12 novembre 2020

Madame la Présidente Bouchart ayant décidé d’appliquer à la communauté d’agglomération Grand Calais Terres et Mers la même attitude antidémocratique qu’à la ville de Calais, nous sommes au regret de ne pouvoir assister à la réunion du conseil communautaire qui aura lieu le jeudi 12 novembre 2020 à 15h30 au musée des beaux-arts de Calais.

Cet horaire est une insulte à la démocratie car il ne permet pas aux élus actifs professionnellement et ne vivant pas du cumul de leurs indemnités d’assister aux séances.

Ce faisant, Madame Bouchart étouffe le débat et choisit son opposition, puisqu’il est de notoriété que les élus du rassemblement national ont visiblement beaucoup de temps pour ce qui les concerne, à consacrer à leurs activités publiques.

Madame Bouchart joue un jeu dangereux pour l’avenir que nous dénonçons et toute allégation sanitaire de sa part en la matière serait nulle et non avenue puisque la même séance aurait tout à fait pu être organisée à 19h00.

Par ailleurs, pour bien montrer que les élus issus de la liste RESPIRER Calais 2020 font leur travail et suivent les dossiers à l’ordre du jour, vous trouverez ci-joint la liste des questions et interventions que nous aurions faites en séance si cela nous avait été rendu possible :

Question n°250 : avenant à la convention cadre action cœur de ville :

On ne peut que se féliciter que Calais ait été rendue éligible par l’Etat au dispositif « action cœur de ville ». Nous nous étonnons cependant qu’un avenant puisse entériner une stratégie politique locale qui accentue toujours plus la prédation du commerce périphérique sur le petit commerce à l’heure où celui-ci a plus que jamais besoin d’être soutenu et protégé. Comment justifier dans ce contexte l’entêtement de Madame Bouchart à soutenir la création d’un hypermarché supplémentaire à Calais et, « en même temps », le fait qu’elle propose dans la délibération n°259 de ce jour la cession d’une parcelle sur la zone Transmarck pour y déplacer et agrandir la grande surface Carrefour de Marck, alors même que le premier permis de construire a été rejeté pour ce projet (voir le compte-rendu très instructif du concédant de la zone soumis à approbation par la délibération n°260) ? Cette politique contradictoire est aberrante et nous demandons un moratoire total d’au minimum 5 ans à l’échelle de l’agglomération sur toute implantation ou extension commerciale périphérique.

Question n° 262 : Compte administratif office de tourisme :

Le CA 2019 du budget principal de l’OT apparaît déficitaire en fonctionnement de 161.277€. Vous signalez que celui-ci n’a pas constaté l’enregistrement comptable du reversement de la taxe de séjour par la communauté d’agglomération à hauteur de 226.256 € qui a été inscrit au budget 2020 en juillet dernier, en même temps que le report de ce déficit par voie de décision modificative. Tout porte à croire que le résultat 2020 sera donc excédentaire mais cela justifie-t-il pour autant la diminution de la subvention de la communauté d’agglomération à l’office du tourisme qui passerait de 290.000 € en 2019 à un maximum de 250.000 e en 2020 alors que nous vivons une année particulièrement difficile pour les professionnels du tourisme qui attendent sans doute un soutien promotionnel accentué de la part de l’office ?

N°288 : projet supplémentaire DSIL sécurisation du Virval phase 1 au titre de la mise aux normes des équipements publics.

Il s’agit une nouvelle fois de cautionner un saccage environnemental par la mise en œuvre d’une politique locale d’invisibilisation et de traque des réfugiés que nous n’acceptons pas et qui ne s’accompagne d’aucune mesure prenant en compte leur situation sanitaire et psychologique. Nous maintenons fermement notre demande de mise en œuvre d’un réel partenariat autour de ce sujet avec les services de l’Etat et les associations dont vous méprisez le travail humanitaire. Que vous le vouliez ou non, Calais sera toujours un révélateur de la géopolitique planétaire et nous devons en prendre la mesure avec humanité. Votre politique de la terre brûlée est le révélateur de votre impuissance et de celle de l’Etat à mettre en place une politique d’accueil digne et juste et c’est un aveu d’échec qui se lit tristement dans le paysage et dans les esprits. Nous avions formulé des propositions auxquelles vous restez sourde dans notre projet dont nous restons persuadés qu’elles sont les seules pistes à explorer pour améliorer durablement la situation des réfugiés comme des habitants de l’agglomération et qu’elles ne coûteraient pas plus cher pour un meilleur résultat. Il ne s’agit plus d’une crise mais d’un phénomène structurel que nous devons considérer comme tel.

Christophe DUFFY, Lynda KRAWCZYK, Virginie QUENEZ.

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